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Ce que le sacre de Miss France 2024 a vraiment changé

ève gilles miss france 2024

Salut, j’espère que tu vas bien. Miss France 2024, ça reste l’une des élections les plus commentées de ces dernières années, bien au-delà du cercle habituel des amateurs de concours de beauté. Je vais te raconter pourquoi, et ce que ça dit du secteur dans lequel j’évolue depuis 13 ans.

1. Miss France 2024, qui est Ève Gilles

Le 16 décembre 2023, au Zénith de Dijon, Ève Gilles, alors Miss Nord-Pas-de-Calais, est sacrée Miss France 2024 devant 5000 spectateurs et plus de 9 millions de téléspectateurs sur TF1. Étudiante en mathématiques et statistiques à l’université de Lille, elle succède à Indira Ampiot, Miss France 2023, et devient la quatrième femme originaire du Nord-Pas-de-Calais à décrocher ce titre en dix ans.

Ce qui distingue immédiatement ce sacre de Miss France 2024 des précédents, c’est un détail simple en apparence : Ève Gilles porte les cheveux courts, une coupe pixie. Elle devient la première Miss France de l’histoire du concours, vieux de plus d’un siècle, à porter cette coiffure.

2. Le sacre de Miss France 2024 qui a fait bien plus parler que d’habitude

La réaction ne s’est pas fait attendre. Sur les réseaux sociaux, une partie du public a immédiatement critiqué ce choix, allant jusqu’à parler de sélection « politisée », quand une autre partie saluait au contraire une évolution attendue du concours. Ève Gilles a elle-même revendiqué ce choix comme une victoire pour la diversité, affirmant sur scène que « personne ne devrait dicter qui tu es » et que la beauté ne se limite pas à une coupe de cheveux ou une silhouette précise.

🎯 Ce que j’observe depuis le terrain : ce genre de polémique autour d’un détail physique en dit souvent plus long sur les attentes du public que sur la personne concernée elle-même. Elle a d’ailleurs révélé au Parisien avoir aussi été critiquée en ligne pour sa silhouette jugée trop fine lors du passage en maillot de bain, preuve que la pression physique dans ce type de concours joue dans tous les sens à la fois.

3. Miss France et mannequinat, quel vrai rapport

Beaucoup de gens associent naturellement les lauréates de Miss France à une carrière de mannequin, mais les deux univers restent en réalité assez distincts. Un concours de beauté valorise une prestation ponctuelle, un jury, un vote public, quand le mannequinat repose sur un travail de book, de castings répétés et de collaborations avec des agences ou des marques sur la durée.

Ce que le titre offre concrètement, c’est une visibilité médiatique immédiate, qui peut ensuite ouvrir des portes vers d’autres concours internationaux ou vers des propositions professionnelles. Ève Gilles a par exemple représenté la France à Miss Univers 2025, avant de décrocher la place de première dauphine à Miss Supranational 2026. Ce genre de parcours illustre bien que le titre de Miss France peut servir de tremplin vers d’autres compétitions internationales, sans jamais garantir à lui seul une carrière construite durablement dans le mannequinat classique.

4. Ce que ce sacre dit de l’évolution des critères de beauté

Le débat autour de Miss France 2024 rejoint une question plus large que je vois évoluer depuis des années dans le mannequinat : la difficulté d’un secteur entier à sortir de critères de beauté très figés, même quand une partie du public réclame plus de diversité. Une candidate peut être critiquée pour ne pas correspondre à un stéréotype de féminité classique, et dans le même souffle être critiquée pour sa minceur, ce qui montre bien l’absence de consensus réel sur ce que « la bonne image » devrait représenter.

Le point que je trouve le plus intéressant dans cette histoire

Ève Gilles a choisi de ne pas répondre aux critiques sur son physique, préférant mettre en avant sa personnalité et son parcours plutôt que son apparence seule. C’est exactement le réflexe que je conseille à toutes les personnes qui débutent dans un métier lié à l’image : ta valeur ne se résume jamais à un seul détail physique, aussi commenté soit-il sur le moment. 🎁

J’ai d’ailleurs approfondi cette question de la pression physique dans le secteur dans mon article sur le mannequin maigre, qui aborde un sujet très proche de ce qu’a vécu Ève Gilles après son sacre.

5. Miss France, un vrai tremplin vers le mannequinat

Si l’expérience d’un concours comme Miss France te donne envie de te tourner ensuite vers le mannequinat, la logique reste la même que pour n’importe quel autre profil débutant : ce n’est pas le titre qui construit la carrière, c’est le travail qui suit. Un book solide, pensé pour montrer ta polyvalence plutôt qu’une seule image de concours, reste la vraie base pour la suite. J’ai détaillé comment le construire dans mon guide sur le book photo mannequin.

Mon avis de terrain

Miss France 2024 restera dans les mémoires moins pour la couronne elle-même que pour le débat qu’elle a relancé sur ce qu’on attend encore aujourd’hui d’une femme censée représenter la beauté à l’échelle d’un pays entier. Ce débat n’est pas propre aux concours de beauté, il traverse tout le secteur de l’image, mannequinat compris, et il n’est probablement pas près de se refermer.

Tu as un avis sur ce sacre ou sur ce débat plus large ? Laisse un commentaire, je lis tout 🍯.

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